Et toujours pour 2016, la nouvelle aventure de P'tit Lardon :

P'tit Lardon
et le Concil
e des Dragons


Un roman d'aventure fantastique de 9 à 99 ans, par Fabien IMBS

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Disponible au format Poche (12x18cm - 375 pages - 12,95 €)
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(...) Les Minipattes étaient de petits êtres d'une taille et d'une constitution proche de celle des Hobbits. Toutefois, contrairement à leurs lointains cousins, leurs pieds n'avaient rien de disproportionné et ne présentaient pas de poils outre mesure ! Très inventifs, vifs de corps et d'esprit, ils étaient plutôt joyeux et d'un naturel sociable. Ils vivaient d'élevage et de pêche, grâce à la Source de Cristal qui s'écoulait des proches Falaises Divines et alimentait Foulon.

Le village se situait à l'extrême sud des Landes Vertes, une région pacifiée de ce que l'on appelait alors le Versant. Il était traversé par un bras de la source, qui décrivait à cet endroit un virage en forme de fer à cheval. De petits ponts de bois reliaient les deux rives bordées de saules pleureurs et autres bouleaux. Réparties de part et d'autre, de modestes huttes en glaise et au toit de chaume donnaient à l'ensemble un côté bucolique. (...)

(...) Un frisson parcourut l’échine d’Elélia. Les Maraudeurs. De sombres guerriers qui semaient la mort et la destruction sur leur chemin, avec un seul but : la domination du Versant. Pendant plusieurs mois, ils avaient hanté ses nuits. Leur arrivée à la porte de l’Hydra, leurs armes qui transperçaient les boucliers par on ne sait quelle magie, et ses sœurs Diaphanes qui tombaient les unes après les autres… Elélia se souvenait de tout, ou presque. De l’entrée du Régent, leur chef, dans le palais de la Reine Eléa, sa mère. De la fuite par le souterrain sous la tour de guet ouest… De l’arrivée à Foulon, où les Minipattes avaient accueilli les survivantes… (...)

(...) Le site des Ruines de Balldrall était un endroit à la fois majestueux et inquiétant. La torpeur ambiante évoquait le calme qui règne dans les cimetières, mélange singulier de sérénité et de mort. Le sol gris ardoise, sec et craquelé, était balayé par le vent. De longues bourrasques emportaient avec elles des nuages de poussière noire dans un sifflement lugubre. Aucune végétation ne venait égayer les environs, rendant le lieu plus sinistre encore. On aurait dit que le temps s’était soudain arrêté, éradiquant toute forme de vie... (...)

(...) — Des Arachnées ! maugréa le druide-ours en s’avançant vers les assaillantes.

Il prit une grande respiration et dégrafa sa pèlerine. Elle glissa le long de son dos avant de tomber à ses pieds. Alors que, jusqu’à présent, il s’était toujours tenu voûté, s’aidant de son bâton pour marcher ou pour se battre, Claw semblait soudain revigoré par une force venue de nulle part.

Bras et jambes écartés, il se redressa, menton fièrement dressé vers le ciel, les mains ouvertes et les doigts crispés. Bien qu’il n’y ait pas un souffle de vent à cet endroit de la forêt, ses longs cheveux noirs et gras se mirent à flotter dans l’air. Une lueur indolente l’enveloppa progressivement dans un harmonieux tourbillon, et un long cri rocailleux s’échappa de sa gorge avant de se transformer en un féroce rugissement animal. De longs poils épais et marron se mirent d’abord à pousser dans sa nuque, formant une crinière. Le phénomène s’étendit ensuite à l’ensemble de son corps qui convulsait. Ses longues et pointues oreilles elfiques se rétractèrent avant de se couvrir, elles aussi, d’un léger duvet. Ses doigts, ces doigts épais qui avaient tant impressionné P'tit Lardon lorsqu’il l’avait aperçu la première fois, se calcifièrent presque instantanément pour se transformer en de terrifiantes griffes blanches et luisantes.

Les coutures de ses vêtements ne résistèrent pas longtemps à cette explosion de puissance, et il n’eut bientôt plus que des lambeaux de cuir pour toute protection.

Sous les yeux hallucinés des Minipattes et de la Diaphane, le druide devenait ours. (...)

(...) Soudain, la porte s’ouvrit. Ils virent un nain titubant tenter vainement de s’agripper au chambranle avant de chuter lourdement au sol. Il parvint à se relever, non sans laisser échapper un juron obscène. Ce fut pour mieux dégringoler les quelques marches du perron et atterrir la tête la première dans l’abreuvoir de droite, sous les yeux atterrés du poney. Dans un ultime effort, le nabot se roula par terre sur le ventre. Puis, secoué de spasmes, il vida ses tripes sur le sol. Ceci fait, il rampa jusqu’à la porte restée ouverte, se raccrocha à cette dernière pour se relever, avant de rentrer à l’intérieur en la claquant. L’enseigne se mit à balancer dangereusement, menaçant de se détacher d’un moment à l’autre, un peu comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête du prochain voyageur qui entrerait dans l’établissement.

Concluant cet étonnant numéro de cabaret, P'tit Lardon annonça dans un grand sourire :

— Je crois qu’on est arrivés ! (...)

(...) — Un ivrogne qui donne des leçons de vie : que peut-il y avoir de plus ironique ? intervint une voix posée.

Tous les regards se braquèrent vers celui qui venait de parler. Assis à sa table dans un recoin sombre de la pièce, les deux mains enveloppant sa chopine, se tenait un chasseur nain. Coiffé d’un chapeau de feutre noir à larges bords, il arborait un sourire narquois à peine masqué par sa longue barbe brune en partie tressée. A ses pieds reposait une besace en cuir. Appuyée sur le mur, sa hache à deux mains à double-tranchant semblait attendre que son propriétaire s’en empare. Cela ne refroidit pourtant pas le vindicatif poivrot : il s’avança vers lui en faisant craquer les os de ses poings.

— Tu souhaites intervenir dans la conversation, le nabot ?

— Et toi, souhaites-tu VRAIMENT que j’intervienne ? répondit le « nabot » en caressant d’une main le manche de sa hache.

Le pochard laissa échapper un rire gras.

— Tu n’espères tout de même pas m’impressionner avec ta « hachette » ?

A peine eût-il fini sa phrase que le nain, avec une vitesse d’exécution saisissante, plongea la main droite dans sa besace pour s’emparer d’une hachette. Il la lança avec une habileté diabolique en direction de celui qui le menaçait. Elle effleura le front de l’importun et vint se ficher dans une poutre qui soutenait la structure du bâtiment.

— Ça, c’est une hachette, commenta-t-il calmement.

Il désigna du pouce la hache à deux mains, par-dessus son épaule, et poursuivit sur un ton magistral.

— Ça, c’est une hache. (...)

(...) Le coup de pied aux fesses distribué par Dagan ramena P'tit Lardon sur terre. Il se frotta le postérieur en jetant un regard noir au nain, qui fit mine de ne pas comprendre. Ils s’enfoncèrent un peu plus loin dans l’antre de leur hôte, jusqu’à en atteindre ce qu’ils supposèrent être le « fond » de la grotte… « sans fond ».

Il y régnait un incroyable capharnaüm : au milieu de quelques meubles branlants étaient disposés en vrac des coffres en bois vermoulus, des sacs couverts de moisissures, des peaux de bêtes empilées les unes sur les autres et dégageant une odeur abjecte, de vieilles armes et armures rongées par l’humidité ambiante… Devant la grimace de dégoût esquissée par ses amis, Argamon ne put s’empêcher de leur rappeler les paroles de sa femme.

— Eloan vous avait prévenus : Kurk est un Veilleur un peu « spécial »… Toutefois, quand justement vous avez besoin de quelque chose d’un peu « spécial », vous avez de fortes chances de le trouver ici … leur murmura-t-il sur le ton de la confidence.

— Mouais… Faites-moi penser à prendre un bain en sortant ! marmonna Dagan. (...)

(...) Le chariot fendit la foule, renversant tout sur son passage : stands, mannequins d’entraînement, volailles, rien ne semblait pouvoir l’arrêter. Un ou deux gardes tentèrent bien de grimper à bord, mais Dagan, debout sur une caisse, fit le ménage à grand renforts de moulinets de hache, encouragé par les gazouillis de Pilou. Il faillit bien tomber lorsque le corps d’un assaillant, dans le crâne duquel sa cognée s’était solidement ancrée, manqua de l’entraîner dans sa chute. Il parvint néanmoins à se dégager, d’un coup de pied salvateur sur la tête de sa victime.

— Dagan ! Attention ! brailla soudain P'tit Lardon.

Le nain eut juste le temps de se baisser pour éviter de prendre en pleine figure le large auvent d’un stand de légumes.

— Groumpf ! J’ai toujours su que les légumes étaient mauvais pour ma santé ! grommela-t-il. (...)

(...) Au bout du pont-levis se tenait un dragon. Un dragon gigantesque, et d’une envergure phénoménale. Sa peau écailleuse était d’un rouge tirant sur le bordeaux, hormis l’intérieur de ses ailes, qui était d’un blanc laiteux. Sur sa tête, deux énormes cornes menaçaient de vous empaler à tout moment. Ses pattes se terminaient par d’impressionnantes griffes recourbées. Le pauvre Gegnar frémit en les apercevant, lui qui portait encore sur sa poitrine les séquelles de l’attaque du Feule.

— Nom d’une sacoche ! s’exclama Dagan. Vargaz ! Le dragon pourpre !

La créature soufflait bruyamment, libérant de ses naseaux deux abondants nuages de fumée à chaque respiration. Ses gros yeux noirs menaçants scrutaient les fuyards.

— Ha ! Ha ! Ha ! Vous croyiez vraiment vous en tirer aussi facilement ? jubila le Régent.

— Pour être franc, oui ! grommela Dagan. (...)

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BONUS


En vidéo : la genèse d'une couverture...

 

Couverture
Couverture définitive
Auteur : Thomas VASSEUR - tvasseur@hotmail.fr

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